Retrait d'acrochordons à Paris 8 — Dr Stroumza-Escoffier

Acrochordon ou molluscum pendulum : est-il dangereux, faut-il l’enlever, comment se passe le retrait et que rembourse l’Assurance maladie ?

Table des matières

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Révisé médicalement par le Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien à Paris 8e.

RPPS 10100674943 — Page publiée le 15 mai 2025, mise à jour le 8 octobre 2026.

Un acrochordon, aussi appelé molluscum pendulum, fibrome mou ou polype fibroépithélial, est une petite excroissance molle et bénigne, rattachée à la peau par une fine tige[1]. Très fréquent, il se loge surtout dans les plis : cou, aisselles, aine[1]. Cette page répond d’abord aux questions des patients : est-ce dangereux, faut-il l’enlever, qui peut le faire, comment, à quel prix et avec quel remboursement. Elle décrit ensuite la prise en charge au centre de chirurgie dermatologique à Paris 8e.

Réponse courte

Un acrochordon est une lésion bénigne. Le risque de le confondre avec une lésion grave existe, mais il est très faible : sur 1 335 lésions adressées au laboratoire avec un diagnostic d’acrochordon, 5 étaient des tumeurs malignes[2]. Le retirer n’est pas obligatoire : on le fait s’il gêne, s’accroche, s’irrite, fait mal, ou en cas de doute sur le diagnostic[1, 3]. Le diagnostic repose sur un examen médical : votre médecin traitant ou un dermatologue peut le poser, et le médecin qui retire la lésion l’examine avant le geste. Au centre, le retrait se fait aux ciseaux stériles lorsqu’une exérèse est indiquée. Un retrait à visée uniquement esthétique n’est pas remboursé par l’Assurance maladie[4] : le montant doit vous être communiqué avant le geste[30].

Chiffres clés

  • Selon une estimation tirée d’une synthèse médicale, 50 à 60 % des adultes ont au moins un acrochordon au cours de leur vie[1]. Dans une étude de 750 personnes non sélectionnées, 46 % en portaient[5].
  • Ils mesurent en général 1 à 5 mm, rarement 1 à 2 cm[1]. Dans une série de 192 patients, 77 % avaient moins de 10 lésions et le cou était touché chez 72 % d’entre eux[6].
  • 5 tumeurs malignes sur 1 335 lésions adressées au laboratoire avec un diagnostic d’acrochordon, soit moins de 4 sur 1 000[2].
  • Dans un essai de 2025 (68 patients, 1 257 acrochordons du cou ou des aisselles, chaque côté étant tiré au sort pour l’une des deux techniques), le taux de guérison complète à 12 semaines était de 85 % aux ciseaux, contre 71 % au laser[7].

Définitions

Acrochordon : petite excroissance molle et bénigne, de couleur chair, brune ou rosée, le plus souvent rattachée à la peau par un pédicule. Synonymes : molluscum pendulum, fibrome mou, polype fibroépithélial, « skin tag » en anglais[1].

Pédicule : fine tige de peau qui rattache l’acrochordon à la peau.

Exérèse : retrait de la lésion. Pour un acrochordon retiré aux ciseaux, elle consiste à couper le pédicule.

Hémostase : arrêt du petit saignement après le retrait.

Biopsie : prélèvement d’un fragment de peau, ou de toute la lésion, pour l’examiner au microscope.

Examen anatomopathologique : examen au microscope de la lésion retirée, qui confirme sa nature.

Infarcissement : arrêt de la circulation du sang dans l’acrochordon, qui le rend douloureux[7]. Il peut survenir quand le pédicule se tord[8].

Qu’est-ce qu’un acrochordon ?

Un acrochordon est formé de peau en excès. Il est de couleur chair, parfois brune ou rosée, et mesure en général 1 à 5 mm[1]. Il n’est en général ni douloureux ni sensible au toucher, mais il peut gêner[1].

Il apparaît surtout dans les zones de plis et de frottement : aisselles, cou, paupières, pli de l’aine[1, 5, 6]. Dans une étude de 750 personnes, l’aisselle était la zone la plus touchée, suivie du cou[5]. Les acrochordons apparaissent souvent en groupe[7], mais la plupart des porteurs n’en ont pas plus de trois par zone[5].

Ils sont plus fréquents après 40 ans, mais peuvent apparaître dès l’adolescence, et touchent autant les hommes que les femmes[1]. Leur fréquence augmente avec l’âge jusque vers 50 ans[5] ; les nouveaux cas deviennent rares après 70 ans[1].

Acrochordon vu de près sur la peau du cou et en coupe : petite excroissance molle reliée à la peau par un pédicule, recouverte d’épiderme, avec un cœur de derme et un petit vaisseau
Figure 1 — Un acrochordon est une petite excroissance molle de peau, couleur chair ou brune, mesurant en général 1 à 5 mm et le plus souvent reliée à la peau par un pédicule [1]. A, vue de près ; B, vue en coupe. Illustration pédagogique.

Un acrochordon est-il dangereux ?

C’est une lésion bénigne[1]. Le vrai risque est la confusion avec une autre lésion, et il est très faible. Dans un laboratoire américain, 5 des 1 335 lésions adressées avec un diagnostic d’acrochordon étaient des tumeurs malignes[2]. Aucune ne faisait partie des lésions diagnostiquées par des dermatologues[2].

Aucun lien n’a non plus été démontré avec les polypes du côlon : les études sur ce sujet sont trop hétérogènes pour conclure[9]. Chez 492 patients suivis en médecine générale et examinés par sigmoïdoscopie (examen de la partie basse du côlon), les acrochordons n’annonçaient pas de polype : 10,2 % des porteurs avaient des polypes, contre 7,5 % des non-porteurs[10].

Sont-ils contagieux ? Aucune des études citées ici ne décrit de transmission d’une personne à l’autre. Leur lien avec certains papillomavirus (HPV) est discuté, sans preuve établie : ces études recherchent l’ADN du virus dans les lésions, pas une contagion. De l’ADN de ces virus a été retrouvé dans 88 % des acrochordons de 49 patients à Rome[11] et dans près de la moitié de 37 acrochordons en Inde[12] ; une étude coréenne conclut au contraire à l’absence de rôle de ces virus[13]. Attention à la confusion de noms : le molluscum pendulum (l’acrochordon) n’a rien à voir avec le molluscum contagiosum, une infection de la peau due à un virus, très contagieuse chez l’enfant[14].

Un acrochordon peut en revanche devenir gênant. Il s’accroche aux vêtements ou aux bijoux, et le frottement répété peut le faire saigner ou démanger[1]. Il devient douloureux s’il s’infarcit[7], c’est-à-dire si le sang n’y circule plus, ce qui peut arriver quand son pédicule se tord[8]. Ces cas ont été décrits notamment sur des acrochordons volumineux[8, 15].

À retenir

Un acrochordon typique est bénin. Faites examiner une excroissance qui change, saigne sans raison, grossit vite ou ne ressemble pas aux autres : un prélèvement (biopsie) ou le retrait de la lésion est indiqué en cas de doute ou de changement inhabituel ou rapide[3].

Acrochordon ou autre lésion : quand faut-il consulter ?

La plupart des tumeurs bénignes de la peau se reconnaissent à leur histoire, à leur répartition et à leur aspect[3]. Quelques lésions rares peuvent pourtant imiter un acrochordon : des carcinomes basocellulaires, une forme de cancer de la peau, chez des patients atteints d’une maladie génétique rare, le syndrome de Gorlin[16, 17], et, de façon exceptionnelle, une métastase de mélanome[18]. Le tableau ci-dessous vous aide à vous repérer ; seul un examen médical permet de trancher.

Ce que l’on observe, ce que cela peut être, où lire la suite
Ce que l’on observe Ce que cela peut être Où lire la suite
Petite excroissance molle, couleur chair ou brune, sur une tige, dans un pliLe plus souvent un acrochordon ; l’examen médical le confirme[1, 3]Cette page
Tache brune en relief, d’aspect « posé » sur la peauPeut être une kératose séborrhéique, lésion bénigne[3] : à montrer si elle change ou saigneKératose séborrhéique
Petite bosse brune ou couleur chair, en relief, parfois mollePeut être un grain de beauté (nævus) : à faire examiner avant tout retraitGrain de beauté en relief
Petites papules brillantes comme des perles, couleur chair ou blanche, souvent en groupe, surtout chez l’enfant[14]Peut être un molluscum contagiosum, infection virale contagieuse, sans lien avec le molluscum pendulum[14]Médecin traitant ou dermatologue
Boule sous la peau, et non excroissance sur une tigePeut être un kyste ou un lipomeKyste sous la peau · Lipome
Lésion qui saigne sans raison, grossit vite, change de couleur ou ne ressemble pas aux autresUn examen est indiqué[3] : il faut écarter un cancer de la peau d’aspect trompeur, comme un carcinome basocellulaire ou un mélanome[16, 18]Carcinome basocellulaire · Mélanome

Pour les grains de beauté, les signes qui doivent alerter sont résumés dans notre article sur les signes d’alerte d’un grain de beauté (règle ABCDE). L’examen de toute la peau est présenté sur la page dépistage des grains de beauté. Les différents cancers cutanés sont décrits sur la page cancer de la peau.

Trois situations sur la peau du cou : acrochordon habituel mou et couleur chair, acrochordon au pédicule tordu devenu sombre et douloureux, et lésion qui grossit, saigne ou diffère des autres ; les deux dernières sont à faire examiner
Figure 2 — A, acrochordon habituel ; B, un acrochordon dont la tige se tord peut ne plus être irrigué [8] et devenir douloureux (infarcissement) [7] ; C, une lésion qui change de façon inhabituelle ou rapide doit être examinée [3]. Illustration pédagogique.

Pourquoi les acrochordons apparaissent-ils ? Causes et facteurs associés

Leur mécanisme reste discuté[13, 19]. Plusieurs facteurs sont associés à leur présence, ce qui ne veut pas dire qu’ils les provoquent.

Facteurs associés aux acrochordons : ce que montrent les études
Facteur Ce que montrent les études À retenir
Frottements et plisApparition fréquente en groupe dans les zones de frottement[7]Cou et aisselles sont les zones les plus touchées[5, 6]
ÂgeFréquence qui augmente jusque vers 50 ans (750 personnes)[5] ; nombre de lésions qui augmente avec l’âge (521 personnes)[20]De nouveaux acrochordons peuvent apparaître avec les années
Surpoids, obésitéPrésence et nombre plus élevés chez les personnes obèses[20] ; l’une des manifestations cutanées fréquentes de l’obésité[21]Lien retrouvé dans plusieurs études, mais pas dans toutes[22] ; rien ne permet d’affirmer qu’une perte de poids les fait disparaître
Diabète, troubles de l’insulineDiabète plus fréquent chez 110 porteurs que dans un groupe de comparaison de 110 personnes (56 contre 10)[23] ; 26 % de diabétiques parmi 216 porteurs, sans groupe de comparaison[22] ; piste d’un rôle de l’insuline dans une petite étude (30 cas)[19]Une association, pas une cause démontrée. Dans une étude de 521 personnes, les acrochordons étaient liés à l’obésité, pas au diabète[20]
Enfants et adolescentsObésité (42 % contre 21 %), diabète de type 2, excès de graisses dans le sang et hypertension plus fréquents chez 55 jeunes porteurs que dans un échantillon national américain[24]Étude d’un seul centre, rétrospective
GrossesseDécrits parmi les tumeurs cutanées courantes de la femme enceinte dans une revue ancienne[25] ; 15 cas parmi 607 femmes enceintes dans une étude indienne[26]Données peu nombreuses ; faites examiner une lésion qui change
Terrain familialDes antécédents familiaux et certaines maladies génétiques rares y prédisposent[1]Signalez-le lors de la consultation

Si vous avez de nombreux acrochordons, parlez-en à votre médecin traitant : il jugera de l’utilité d’un bilan (glycémie, poids, tension). Cette précaution s’appuie sur des études comparatives[6, 23], pas sur une recommandation officielle.

Peut-on éviter l’apparition des acrochordons ?

Aucune méthode n’a fait la preuve de son efficacité. Les frottements et le surpoids sont associés à leur présence[7, 20], mais rien ne permet d’affirmer que des vêtements plus amples ou une perte de poids les feront disparaître.

Faut-il enlever un acrochordon ?

Pas obligatoirement. Un acrochordon typique peut rester en place : le traitement se décide selon la lésion, le type de peau et votre souhait[3]. On le retire en général dans quatre situations :

  • il gêne : il s’accroche aux vêtements ou aux bijoux, ou il saigne et démange à force de frottements[1] ;
  • il est devenu douloureux, par exemple parce que le sang n’y circule plus[7] après une torsion de son pédicule[8] ;
  • son aspect vous dérange[7, 27] ;
  • son aspect est inhabituel ou a changé : le retirer permet alors de l’analyser[3].

Tous les acrochordons n’ont donc pas à être retirés : seulement ceux qui gênent, font mal, dont l’aspect vous dérange ou qui posent une question de diagnostic.

Couper un acrochordon soi-même : est-ce dangereux ?

C’est déconseillé. Couper un acrochordon le fait souvent saigner, et il faut alors arrêter ce saignement (hémostase)[28]. Surtout, vous risquez de retirer sans examen une lésion qui n’est pas un acrochordon[2]. Les produits vendus pour « brûler » les grains de beauté et les acrochordons sont aussi à éviter. Aux États-Unis, 38 cas de brûlures, de douleurs et d’ulcérations, avec parfois des cicatrices définitives, ont été liés à des produits non autorisés[29]. Quatorze concernaient le visage, dont quatre près de l’œil[29].

Qui peut enlever un acrochordon : médecin généraliste, dermatologue ou chirurgien ?

Le diagnostic est le plus souvent clinique, c’est-à-dire posé à l’examen[3]. Votre médecin traitant ou un dermatologue peut le confirmer. Une revue destinée aux médecins généralistes décrit le retrait au cabinet du médecin généraliste, ou l’orientation vers un confrère[27]. Le retrait peut aussi être réalisé par un dermatologue ou par un chirurgien : il n’est donc pas indispensable de consulter un dermatologue pour faire retirer un acrochordon dont le diagnostic est clair.

Au centre, l’examen et le retrait sont réalisés par le Dr Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien. Il n’est pas dermatologue. Pour une lésion de la paupière ou de la zone génitale, ou pour un enfant, demandez à la prise de rendez-vous si le retrait peut se faire au centre.

Traitement de l’acrochordon : quelles techniques pour l’enlever ?

Plusieurs techniques existent : section aux ciseaux, exérèse tangentielle (au ras de la peau), électrocoagulation ou cryothérapie[3, 27]. Elles ne se valent pas sur tous les points. Une lésion retirée entière peut être analysée au microscope ; une lésion détruite par le froid, la chaleur ou la lumière ne peut plus l’être.

Les techniques de retrait d’un acrochordon : ce que l’on sait
Technique Principe Ce que montrent les études Au centre
Section aux ciseaux stérilesLe pédicule est coupé ; la lésion peut être analyséeEssai de 2025 : taux de guérison complète à 12 semaines de 85 %, contre 71 % au laser, douleur plus faible, méthode choisie par 63 % des patients pour la suite ; technique de référence pour les lésions pédiculées selon les auteurs[7]. Petit saignement fréquent, arrêté souvent par un produit appliqué sur la plaie ; changement de couleur au contrôle de la 2e semaine chez 17 à 50 % des patients selon le produit, dans une étude de 12 patients sans suivi au-delà[28]Oui, lorsqu’une exérèse est indiquée
Cryothérapie (azote liquide)La lésion est détruite par le froidTraitement courant[3]. Sur peau foncée, risque de taches plus claires (hypopigmentation) à discuter[3] ; hypopigmentation ou cicatrice fréquentes selon les auteurs de l’essai de 2025[7]Oui, selon la nature de la lésion et sa localisation
ÉlectrocoagulationLa lésion est détruite par un courant électriqueTechnique décrite[27] ; hypopigmentation ou cicatrice fréquentes selon les auteurs de l’essai de 2025[7]Non proposée au centre comme technique de retrait ; une coagulation peut être réalisée si nécessaire pour arrêter un saignement
LaserLa lésion est détruite par la lumière du laserLaser 532 nm dans l’essai de 2025 : 39 % plus rapide, sans saignement ni pansement, mais guérison complète moins fréquente (71 %), plus de rougeurs et de troubles de la pigmentation, lésions nécrosées visibles jusqu’à 3 semaines[7]. Sur peau foncée, risque d’hypopigmentation[3]Non pratiqué au centre
Produits vendus sans avis médicalProduits caustiques appliqués sur la peau38 cas d’atteintes graves (brûlures, ulcérations, cicatrices définitives) liés à des produits non autorisés aux États-Unis[29]Déconseillés

Les auteurs de l’essai de 2025 n’ont testé qu’un seul laser et appellent à étudier les autres[7].

Comment se déroule le retrait au centre ?

  1. Consultation. Examen de la lésion et de la peau voisine, confirmation du diagnostic, questions sur vos traitements et vos antécédents. Signalez une tendance aux cicatrices épaisses ou en bourrelet (cicatrice chéloïde). Si le retrait est esthétique, le montant vous est indiqué avant le geste, par un devis détaillé à partir de 300 €[4].
  2. Anesthésie. Au centre, le retrait chirurgical se fait toujours sous anesthésie locale, parfois précédée d’une crème anesthésiante. L’injection peut piquer quelques secondes. Dans l’essai de 2025, la douleur était plus faible aux ciseaux qu’au laser[7].
  3. Retrait. Le pédicule est coupé aux ciseaux stériles[7, 27].
  4. Hémostase. Le petit saignement qui suit souvent la section est arrêté, par exemple par un produit appliqué sur la plaie[28]. Une coagulation peut aussi être réalisée au cabinet si nécessaire. Selon le produit, cette application peut piquer : dans une petite étude, le nitrate d’argent était plus douloureux que le chlorure d’aluminium ou le sulfate ferrique[28].
  5. Analyse. En cas de doute, la lésion retirée peut être analysée au microscope (examen anatomopathologique)[2, 3].
Les trois temps du retrait d’un acrochordon au cabinet : anesthésie locale à la base, section du pédicule aux ciseaux stériles, puis arrêt du petit saignement sur une plaie minuscule
Figure 3 — Retrait d’un acrochordon aux ciseaux stériles : A, anesthésie locale ; B, section du pédicule ; C, arrêt du petit saignement (hémostase), qui suit souvent la section [28]. Illustration pédagogique.

En pratique

Si une lésion a changé, apportez vos photos. Signalez vos traitements en cours et vos antécédents de cicatrices difficiles. Prendre rendez-vous au centre, 11 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e.

Après le retrait : cicatrisation, cicatrice et récidive

La durée de cicatrisation dépend de la taille de la lésion et de la technique. Voir aussi nos conseils pour bien cicatriser.

Tout retrait peut laisser une petite marque, parfois plus claire ou plus foncée que la peau voisine. Après un arrêt du saignement par un produit chimique, un changement de couleur était visible à 2 semaines chez 17 à 50 % des patients selon le produit, dans une petite étude de 12 patients qui ne les a pas suivis au-delà : on ne sait pas si ces changements précoces ont persisté[28]. Les rougeurs et les troubles de la pigmentation étaient plus fréquents après laser qu’après ciseaux[7]. Sur peau foncée, la cryothérapie et le laser exposent à un risque de taches claires[3]. Si une cicatrice vous gêne, un traitement des cicatrices peut se discuter.

Aucune étude citée sur cette page ne mesure la repousse au même endroit à long terme : l’essai de 2025 a évalué le résultat à 12 semaines[7]. D’après l’expérience du Dr Stroumza-Escoffier, un acrochordon complètement retiré ne repousse généralement pas au même endroit. En revanche, de nouveaux acrochordons peuvent apparaître ailleurs après un retrait, car leur nombre augmente avec l’âge[5, 20].

Retrait d’acrochordons : prix et remboursement

Le prix dépend du nombre de lésions, de leur localisation et de la technique. Au centre : la consultation est à 100 € et le retrait chirurgical à partir de 250 €, sur devis selon le nombre de lésions et le geste nécessaire. Le Dr Stroumza-Escoffier est conventionné en secteur 2, non adhérent à l’OPTAM ; selon l’indication et votre contrat de mutuelle, la prise en charge peut couvrir jusqu’à la totalité des honoraires, sans que cela soit garanti. Vous avez le droit d’être informé du montant des actes avant qu’ils soient réalisés[30]. Pour un acte esthétique, un devis détaillé est obligatoire à partir de 300 €[4].

Prise en charge par l’Assurance maladie selon la situation
Situation Remboursement Ce qu’il faut savoir
Retrait à visée uniquement esthétiqueAucun : ni l’intervention, ni les examens, ni les prescriptions, ni l’arrêt de travail éventuel[4]L’absence de prise en charge est indiquée sur le devis. Devis détaillé obligatoire à partir de 300 € ; en dessous, un document d’information, et un devis si vous le demandez[4].
Retrait médicalement justifiéSur la base du tarif fixé par la convention médicale[30]Le médecin vous indique en consultation si votre situation relève d’une prise en charge.
Dépassements d’honorairesNon remboursés par l’Assurance maladie chez un médecin de secteur 2 (honoraires libres), qu’il ait adhéré ou non à l’Optam (option de pratique tarifaire maîtrisée)[30]Votre complémentaire santé peut en prendre une partie en charge[30].
Consultation hors parcours de soins coordonnésRemboursement réduit à 30 % du tarif conventionnel[31]Le parcours de soins passe par votre médecin traitant[31]

Les honoraires des autres interventions du centre figurent sur la page tarifs et remboursements.

Questions fréquentes

C’est une lésion bénigne (Pandey, 2026 [1]). Il peut gêner, s’accrocher, saigner à force de frottements ou devenir douloureux si le sang n’y circule plus (Haase, 2025 [7]), par exemple quand son pédicule se tord (Cuellar-Barboza, 2019 [8]). Faites examiner une excroissance qui change, saigne sans raison ou grossit vite (Shen-Wagner, 2024 [3]).

C’est très rare. Dans un laboratoire américain, 5 des 1 335 lésions adressées avec un diagnostic d’acrochordon étaient en réalité des tumeurs malignes (Eads, 1996 [2]). Aucun lien n’a été démontré avec les polypes du côlon (Radack, 1993 [9] ; Gould, 1988 [10]).

Aucune des études citées sur cette page ne décrit de transmission d’une personne à l’autre. Leur lien avec certains papillomavirus est discuté, sans preuve établie : les études se contredisent (Dianzani, 1998 [11] ; Woo, 2020 [13]). Ne les confondez pas avec le molluscum contagiosum, une infection virale très contagieuse chez l’enfant (Dermato-Info [14]).

C’est déconseillé : couper un acrochordon le fait souvent saigner (Coakley, 2020 [28]), et vous risquez de retirer sans examen une lésion qui n’est pas un acrochordon. Les produits vendus pour les « brûler » ont provoqué des brûlures et des cicatrices définitives, y compris près de l’œil (Konkel, 2023 [29]).

Pas forcément. Votre médecin traitant ou un dermatologue peut confirmer le diagnostic, qui est le plus souvent posé à l’examen (Shen-Wagner, 2024 [3]). Le retrait peut être réalisé par le médecin généraliste, un dermatologue ou un chirurgien (Higgins, 2015 [27]) ; au centre, par un chirurgien plasticien.

Le prix dépend du nombre de lésions, de leur localisation et de la technique. Au centre : consultation à 100 €, retrait chirurgical à partir de 250 €, sur devis selon le nombre de lésions et le geste nécessaire. Le montant doit vous être communiqué avant le geste (Service-Public [30]). Pour un acte esthétique, un devis détaillé est obligatoire à partir de 300 € (arrêté du 17 octobre 1996 [4]).

S’il est uniquement esthétique, non : l’Assurance maladie ne prend en charge ni l’acte ni les frais liés (arrêté du 17 octobre 1996 [4]). S’il est médicalement justifié, il est remboursé sur la base du tarif de la convention médicale ; les dépassements d’honoraires restent à votre charge ou à celle de votre complémentaire (Service-Public [30]).

L’injection d’anesthésique local peut piquer quelques secondes. Dans un essai de 2025, la douleur était plus faible avec les ciseaux qu’avec le laser (Haase, 2025 [7]). Le médecin vous indique avant le geste si une injection est utile dans votre cas.

Une petite marque peut rester, parfois plus claire ou plus foncée que la peau. Des changements de couleur ont été observés au contrôle à 2 semaines chez 17 à 50 % des patients selon le produit utilisé pour arrêter le saignement, sans suivi au-delà (Coakley, 2020 [28]). Sur peau foncée, la cryothérapie et le laser exposent à des taches claires (Shen-Wagner, 2024 [3]).

Aucune étude citée sur cette page ne mesure la repousse au même endroit à long terme : l’essai de 2025 a évalué le résultat à 12 semaines (Haase, 2025 [7]). En revanche, de nouveaux acrochordons peuvent apparaître ailleurs après un retrait : leur nombre augmente avec l’âge (El Safoury, 2011 [20]).

Non. On retire ceux qui gênent, font mal, dont l’aspect vous dérange ou qui posent une question de diagnostic. Le choix dépend de la lésion, du type de peau et de votre souhait (Shen-Wagner, 2024 [3]).

Au visage, le retrait est possible ; une petite marque peut rester. Pour la paupière, demandez à la prise de rendez-vous si le retrait peut se faire au centre. N’appliquez jamais de produit caustique près de l’œil : 4 des 38 atteintes graves liées à ces produits concernaient cette zone (Konkel, 2023 [29]).

Le diabète est plus fréquent chez les porteurs d’acrochordons que dans un groupe de comparaison (Şenel, 2011 [23]), et les acrochordons sont plus nombreux chez les personnes obèses (El Safoury, 2011 [20]) : c’est une association, pas une cause démontrée. Si vous en avez beaucoup, parlez-en à votre médecin traitant, qui jugera de l’utilité d’un bilan.

Une revue ancienne les décrit parmi les tumeurs cutanées courantes de la femme enceinte (Errickson, 1994 [25]). Dans une étude indienne, 15 des 607 femmes enceintes examinées en avaient (Kumari, 2007 [26]). Les données restent peu nombreuses : faites examiner une lésion qui change ou qui saigne.

À propos du Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier

Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier — chirurgien plasticien à Paris 8e, qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. RPPS 10100674943. Ancien chef de clinique-assistant des hôpitaux de Paris. Au centre, sa pratique porte sur la chirurgie des lésions de la peau : exérèse, fermeture et reconstruction, reprise de cicatrices. Parcours du Dr Stroumza-Escoffier.

Cabinet : 11 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris. Contacter le cabinet.

Références

  1. Pandey A, Saleh HM. Skin Tag (Acrochordon). StatPearls. Treasure Island (FL) : StatPearls Publishing ; 2026 (mise à jour du 13 décembre 2025). PMID 31613504. Chapitre de synthèse, non systématique : définition, fréquence estimée, localisations, gêne, facteurs associés.
  2. Eads TJ, Chuang TY, Fabré VC, Farmer ER, Hood AF. The utility of submitting fibroepithelial polyps for histological examination. Arch Dermatol. 1996;132(12):1459-1462. PMID 8961875. Revue rétrospective de 11 500 comptes rendus consécutifs d’un laboratoire de dermatopathologie (États-Unis).
  3. Shen-Wagner J, Amidon J, Carek S. Diagnosing Common Benign Skin Tumors. Am Fam Physician. 2024;110(4):353-361. PMID 39418568. Revue narrative destinée aux médecins généralistes.
  4. Arrêté du 17 octobre 1996 relatif à la publicité des prix des actes médicaux et chirurgicaux à visée esthétique, articles 1 à 3. Légifrance, texte en vigueur, consulté le 26 septembre 2026. Devis détaillé à partir de 300 € ; mention de l’absence de prise en charge par l’Assurance maladie.
  5. Banik R, Lubach D. Skin tags: localization and frequencies according to sex and age. Dermatologica. 1987;174(4):180-183. PMID 3582706. Étude transversale, 750 personnes non sélectionnées.
  6. Akpinar F, Dervis E. Association between acrochordons and the components of metabolic syndrome. Eur J Dermatol. 2012;22(1):106-110. PMID 22063265. Étude cas-témoins (Istanbul), 192 patients et 104 témoins.
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Page rédigée sous la responsabilité du Dr Nathaniel Stroumza-Escoffier, chirurgien plasticien (qualifié en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique), ancien chef de clinique-assistant des hôpitaux de Paris — RPPS 10100674943. Publiée le 15 mai 2025, mise à jour le 8 octobre 2026. Cette page a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale.

Les différents types de chirurgie dermatologique

Un large éventail d’affections cutanées peuvent être traitées chirurgicalement. Le type d’intervention dépend toujours de la nature et de la gravité de la lésion.

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